douance.be asbl
Enfants, ados et adultes à haut potentiel (HP)
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Témoignages d'adultes HP passés par douance.be


Réaction à l'émission "Questions à la Une" de la RTBF

M. (21 ans) - Ecoles luxembourgeoise et française

Notre fils M. a compris qu'il était HP à l'âge de 18 ans, après un parcours difficile tant au niveau scolaire, qu'au niveau psychologique.

A 4 ans, à la demande de son institutrice, M. consulte la psychologue scolaire, car il parait dépressif. Il a alors quelques séances et la psychologue remarque surtout une grande jalousie de M. par rapport à sa petite sour.

A 5 ans, il commence à s'ennuyer à l'école et nous sommes obligés, en tant que parents, de trouver de multiples activités pour l'occuper quand il rentre à la maison.

A 7 ans, il n'est plus très à l'aise dans sa classe ; il n'a pas d'amis, il est angoissé.

A 8 ans, il commence à avoir de l'énurésie diurne, puis de l'encoprésie. Il est alors pris en charge par la psychologue scolaire, qui avoue par la suite ne pas savoir l'aider et nous envoie vers une autre psychologue qui n'arrive à rien non plus.

En même temps, il developpe un caractère paranoiaque. Il est persuadé que tous les élèves de sa classe, ainsi que son instituteur complotent chaque jour contre lui.

A 9 ans, M. démarre une psychothérapie qui durera 2 ans. Chaque semaine, il participe à une séance avec d'autres enfants qui ont tous des problèmes différents. Il dessine essentiellement et parle avec les autres.

De notre côté, nous voyons le pédopsychiatre une fois par mois avec M.

C'est pour nous l'occasion de parler de nos problèmes et de nos soucis quotidiens : M. n'est plus un enfant propre (ce qui le limite dans ses activités à l'extérieur), il n'a pas vraiment d'amis, mais plutôt des ennemis, ses résultats scolaires sont en baisse, il se replie sur lui-même et n'est pas sociable.

A la maison, c'est un enfant très créatif, en perpétuelle cogitation, avec des projets plein la tête qu'il aimerait réaliser, mais que son âge ne permet pas.

Durant ces 2 années de thérapie, nous n'avons jamais eu d'explications par rapport au comportement de M.. Nous avons une fois suggéré au pédopsychiatre que notre fils pouvait peut-être être HP, au vu de son esprit toujours en ébullition, de ses projets extravagants pour son âge, de ses réflexions d'adulte... Nous ne connaissions à l'époque pas grand-chose sur la douance et pensions que ça se limitait à un QI supérieur à la moyenne.

Cependant, le médecin a refusé de s'exprimer sur ce point, en prétextant que si on parlait de douance, notre comportement vis à vis de M. changerait et que cela serait négatif pour lui.

Par la suite, M. fait pendant plusieurs mois de la rééducation pour mieux contrôler ses envies d'aller aux toilettes.

A 10 ans, nous changeons M. d'école en pensant qu'un nouvel environnement pourrait lui être bénéfique.

A 12 ans, il commence à ne plus se sentir à l'aise à l'école. Il ne sait pas apprendre, n'arrive pas à répondre aux exigences des professeurs. Il commence à avoir des lacunes, ses résultats sont en baisse.

A 13 ans, il est tellement dépressif que nous consultons une psychologue qui nous conseille soit de le changer d'école soit de lui donner des anti-dépresseurs. Nous choisissons de le changer d'école.

A 15 ans, M. redouble et la deuxième année, ses résultats sont tout aussi catastrophiques. Il commence à adopter alors un autre comportement : il dort au fond de la classe. Certains professeurs le trouvent d'ailleurs très calme et très sage, d'autres le trouvent paresseux et bon à rien. Le professeur de mathématiques le déteste, car M. utilise ses propres méthodes pour résoudre les calculs et le professeur de physique se demande d'où il vient, car il ne réfléchit pas comme les autres élèves !

C'est aussi une période où M. a beaucoup de mal à prendre des notes rapidement et à terminer ses tests en classe. Il ne tient pas bien son crayon, (ce qui a toujours été le cas), écrit mal et trop lentement. Or, à son niveau, le travail écrit prend une telle place à l'école, qu'il en est pénalisé. Ce défaut qui nous paraissait auparavant sans conséquence, le handicape vraiment. Nous décidons donc de voir une psychomotricienne pour corriger sa dysgraphie. Après quelques séances, celle-ci confirme que M. est trop âgé pour corriger une habitude déjà ancienne.

A 16 ans, M. voit une coach pour l'aider à définir son orientation scolaire. Au bout de deux séances, il préfère arrêter.

A 17 ans, M. arrête l'école. De toute façon, il y perd son temps. Il n'a donc pas le BAC. Il souhaite préparer le diplôme d'admission universitaire belge qui permet d'accéder aux universités wallones, sans diplôme. Il étudie à la maison pendant 2 ans, aidé dans certaines matières par son père et il obtient le certificat. Dans le même temps, il suit des cours du soir en informatique qui l'intéressent beaucoup.

A 18 ans, nous découvrons par hasard l'association Douance.be. Nous assistons avec M. à une réunion d'information. Tout s'éclaire alors pour nous. Ce que nous avions toujours soupçonné au sujet de notre fils se révèle vrai, mais, en plus, nous apprenons que la douance est associé à des caractéristiques bien spécifiques. Lors de cette réunion, M. se reconnaît complètement dans la description du HP type. Il nous sourit. Il semble heureux de comprendre enfin sa différence. De notre côté, nous comprenons notre enfant, c'est un soulagement. Nous retrouvons progressivement cette confiance réciproque qui s'était peu à peu perdue.

A 19 ans, M. rentre à l'U.L.B (Université Libre de Bruxelles) en informatique. Au bout de 6 mois, il décroche, car ça ne l'intéresse pas. Il trouve un emploi dans une start-up en informatique et commence à travailler.

Aujourd'hui, à 21 ans, même s'il reste fragile, M. est beaucoup plus équilibré et il a repris confiance en lui. Il travaille beaucoup, est très apprécié de son chef et de ses collègues, et a des amis.

M. a assisté à quelques manifestations de Douance.be. Il était content de rencontrer et de parler avec d'autres HP.

Cependant, M. a dans sa vie consulté tellement de professionnels, qu'il est maintenant saturé et dégoutté. Désormais, il cherche plutôt à fuir toute institution censée lui apporter quelque chose. Il a le sentiment que, de toute façon, personne ou rien ne pourra vraiment l'aider.

De notre côté, en tant que parents, nous avons toujours voulu comprendre notre enfant et l'aider à s'épanouir, à avoir sa place dans la société. Nous avons dépensé beaucoup d'energie dans ce sens. Ce fut un parcours long et difficile où nous avons, pour sûr, un peu négligé notre deuxième enfant.

Nous avons le sentiment que M. n'a jamais vraiment été aidé ou compris, que ce soit dans le cadre médical, scolaire ou dans les relations proches. Nous regrettons de ne pas avoir eu plus tôt des informations sur la douance et un accompagnement approprié pour notre enfant.


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